Chapitre 3 : Transformer le progrès technologique en progrès social et sociétal

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Transformer les progrès technologiques en progrès sociaux et économiques, est une bataille de toujours… toujours d’actualité. De la révolte des luddites « briseurs » de machines à tisser au début du 19e siècle jusqu’au déploiement actuel des technologies du numérique, c’est toujours la même crainte, celle de « perdre son travail ».

L’histoire démontre que l’impact de l’automatisation est amplement déterminé par la redistribution des gains de productivité. Lorsque le rapport de forces est à l’avantage du monde du travail, les gains de productivité vont au salaire, à la Sécurité sociale, à la réduction du temps de travail et à l’investissement productif et immatériel.

Ces gains, s’ils sont distribués au monde du travail, vont pouvoir nourrir une nouvelle demande de services, ou de produits, par exemple plus respectueux de l’environnement, et favoriser l’émergence de nouveaux secteurs productifs et de nouveaux métiers.

 A contrario, la captation par le capital des gains de productivité s’opère par une mise à l’écart d’un nombre croissant de salarié.e.s, propice à un affaissement des salaires et des droits sociaux, le tout compromettant la demande et l’apparition de nouveaux secteurs productifs.

Indépendamment de la nature même des évolutions technologiques (innovation de produits ou innovation de procédés), la redistribution des gains de productivité joue un rôle déterminant quant à leur impact sur la quantité et la qualité de l’emploi, mais aussi sur la manière de faire la société et de vivre ensemble

Nous considérons donc que récupérer les gains de productivité pour les réinjecter dans une économie du développement humain et social durable est un passage obligé pour transformer les progrès technologiques en progrès sociaux, économiques et environnementaux.

À cet effet, nous entendons mobiliser quatre leviers :

  • le renforcement du financement de la Sécurité sociale par la cotisation et dans le respect du principe d’universalité
  • la réduction effective du temps de travail pour un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie privée permettant en parallèle la création de très nombreux emplois
  • la reconnaissance de la qualification et le développement de carrière
  • le déploiement de l’ANI du 28 février 2020 relatif aux personnels d’encadrement pour conquérir de nouveaux droits individuels garantis collectivement.

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