Ingés, cadres, techs : salaires, retraites, nous ne voulons plus être les grand·es perdant·es

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Nos qualifications contribuent à la production de richesses mais elles sont captées par les entreprises et les actionnaires :

Au printemps 2023 les dividendes versés en France atteignent 46 milliards d’euros et ont déjà augmenté de 13,3 % par rapport à 2022. 

Salaires : hausses générales !

Depuis le début d’année 2023 l’inflation fait baisser le pouvoir d’achat de nos salaires en moyenne de :

  • -1,5 % pour les professions intermédiaires  
  •  -2,1 % pour les cadres (Dares, 2023)

Pourquoi ?

Parce que les ingés, cadres et techs sont renvoyé·es, au mieux, à des hausses individuelles et discrétionnaires de salaire.

Sur le temps long ces politiques salariales, associées à la déqualification de nos emplois, conduisent à une baisse du pouvoir d’achat des salarié·es dès la sortie des études : entre la génération diplômée en 1997 et celle diplômée en 2015 le salaire médian a baissé de 40€ pour les diplômé·es de niveau licence et de 200€ pour les diplômé·es de master 2 (Céreq, 2019).

Pour les femmes c’est la triple peine, en plus de subir l’inflation, elles perçoivent déjà des salaires inférieurs à ceux des hommes : il y a 22 % d’écart de salaires entre une femme et un homme cadre (en équivalent temps plein) (Agirc-Arrco, 2015) et elles subissent des freins de carrière liés à la parentalité.

Cela ne profite qu’aux actionnaires. 

Il faut :

Retraites : reprenons la main sur la retraite complémentaire Agirc-Arrco 

Des négociations sont en cours. Elles concernent : 

  • tou·te·s les salarié·e·s actif·ve·s en déterminant le niveau de leur future retraite par rapport au salaire de fin de carrière
  • tou·te·s les retraité·e·s en déterminant le pouvoir d’achat des pensions complémentaires

Les pensions Agirc-Arrco ont représenté jusqu’à 60 % du total de nos retraites. Mais les accords – non signés par la CGT – qui régissent leur financement entérinent année après année une baisse de leur niveau. En conséquence, en moyenne : 

  • pour un cadre parti à la retraite en 1989 : pension totale = 72 % du dernier salaire 
  • pour un cadre qui partira à la retraite en 2062 : pension totale = 54 % du dernier salaire (Agirc-Arrco, 2023)

Pourquoi ? Parce que depuis 30 ans les employeurs se désengagent du financement des retraites complémentaires. Ce sont les salarié·es actif·ve·s et retraité·e·s, qui portent 62 %  des efforts financiers

  • avec pour un même montant de cotisation, 38 % de droits à retraite en moins 

et 

  • une baisse du pouvoir d’achat des pensions liquidées de l’ordre de 10 %

Dans la négociation du nouvel accord Agirc-Arrco en cours, la CGT porte la suppression du “malus” imposé par le dernier accord que la CGT n’avait pas signé. Mais aussi et surtout de nouveaux droits pour les ingés, cadres et techs : 

  • L’augmentation du niveau des futures pensions par rapport aux salaires de fin de carrière,
  • La prise en compte des années d’études et de précarité subie,
  • De nouveaux financements des retraites complémentaires par la hausse des cotisations des entreprises qui sous-paient les femmes.

Salaires et retraites sont les deux faces de la même pièce, plus nos salaires sont élevés, meilleures sont nos retraites. Nous pouvons gagner, le mouvement social historique que nous avons construit contre la réforme des retraites n’est pas fini !

Comment gagner ? En s’organisant et en votant pour la CGT aux élections professionnelles

La CGT réclame, aux côtés des salarié·es, l’ouverture de négociations dans les entreprises et dans les branches professionnelles :

  • pour les hausses de salaires (NAO, égalité salariale) 
  • pour le rachat par les employeurs des trimestres d’études pour la retraite
  • pour la prise en compte de la pénibilité (y compris l’exposition aux risques psychosociaux) pour les départs anticipés à la retraite

Le 13 octobre 2023 aura lieu une grande mobilisation en France et en Europe contre l’austérité, pour la hausse des salaires et l’égalité femme-homme. Nous pouvons nous saisir de cette date pour imposer nos exigences. 

Pour avoir du poids dans les entreprises, les branches et les négociations Agirc-Arrco, et dans la rue, la CGT a besoin de votre soutien. Lors des élections dans les comités sociaux et économiques (CSE) vous pouvez l’exprimer : 

  • En vous présentant sur des listes Ugict CGT dans votre entreprise
  • En votant pour les candidat·es CGT et Ugict aux élections professionnelles.

 

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