L’Ugict tire la sonnette d’alarme sur la situation de l’encadrement et demande la mise en place d’un statut pour les salariés qualifiés à responsabilité

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À cette occasion, l’UGICT-CGT a rendu public deux baromètres réalisés par Viavoice auprès des cadres et des professions techniciennes et intermédiaires. Ces baromètres confirment la dégradation de la situation des cadres comme celle des technicien-nes.

 Tous les voyants sont au rouge :

  • en matière de salaire : 56 % des cadres (et 60 % des femmes cadres) et 69 % des techs considèrent que leur salaire est en inadéquation avec leur implication, 

  • en matière de temps de travail : 65 % des cadres et 63 % des techs considèrent que leur charge de travail augmente, 56 % des cadres travaillent pendant leurs jours de repos, 41 % des techs n’ont ni paiement, ni récupération de leurs heures supplémentaires, 

  • en matière d’éthique professionnelle et de qualité de vie au travail : 55 % des cadres et 71 % des techs disent que les choix et pratiques de leur entreprise entrent régulièrement en contradiction avec leur éthique professionnelle, 73 % des cadres ne se sentent pas associés aux choix stratégiques, 50 % des cadres et techs estiment que le management se détériore, 

  • en matière de perspectives d’avenir : 72 % des cadres pensent que leur situation professionnelle va stagner ou se dégrader.


Au lieu de tirer vers le bas les droits et qualifications avec une politique « low cost » qui nous enferme dans la crise, le patronat et le gouvernement doivent répondre au malaise profond vécu par les salariés qualifiés à responsabilité. Pour renouer avec le progrès, il faut miser sur l’emploi qualifié.


Un statut et des garanties collectives pour le salaire, le temps de travail, la protection sociale et l’éthique professionnelle. 


Alors que le patronat a pour objectif de supprimer le statut cadre en fusionnant l’AGIRC et l’ARRCO, la CGT et son UGICT réaffirment la nécessité de conforter les régimes de retraites complémentaires en adoptant des mesures de financement à la hauteur.

Au-delà, les salariés qualifiés à responsabilité ont besoin d’un statut de l’encadrement qui garantisse : 


  • La reconnaissance et le paiement de la qualification à l’embauche et lors des mobilités professionnelles. La loi du 22 juillet 2013 doit s’appliquer au plus vite et le doctorat doit être reconnu dans les conventions collectives et dans les statuts.
  • L’égalité femmes/hommes. 

  • Des déroulements de carrière qui reconnaissent la technicité et l’expertise. 

  • Une réduction effective du temps de travail. Il convient notamment de mettre en 
place un droit à la déconnexion et d’encadrer les forfaits-jours pour que la France 
se mette en conformité avec la réglementation internationale. 

  • Un droit de refus et d’alternative, incluant un statut pour les lanceurs d’alerte et permettant à l’encadrement d’être professionnellement engagé et socialement 
responsable. 


Agir d’urgence pour les jeunes diplômés 


Alors que les jeunes sont la génération la plus qualifiée, en l’enfermant dans le déclassement et la précarité, la France tourne le dos à son avenir. Il faut d’urgence adopter un plan pour l’emploi des jeunes et notamment : 


  • Pénaliser les entreprises qui abusent des contrats courts (à l’inverse du plan annoncé par le premier ministre pour les PME !), mettre en place un plan de titularisation dans la fonction publique et notamment dans la recherche. 

  • Empêcher le dumping en renforçant la règlementation des stages et en revalorisant le salaire des apprentis avec prise en compte de leur qualification. 

  • Lancer, comme le propose la Confédération Européenne des Syndicats, un plan d’investissement à l’échelle européenne dans les secteurs d’avenir.
 

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Pièces-jointes :
DP_17-juin_Ugict-CGT_2015.pdf Télécharger

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