Faire de la recherche un bien commun pour la société

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Un livret détaillé réalisé par le collectif confédéral recherche de la CGT, publié en mars 202, et accessible en téléchargement libre (.pdf | 28 pages)

Introduction

Les groupes intergouvernementaux qui travaillent à mettre en commun la diversité des connaissances scientifiques impliquées dans l’étude du climat (le GIEC) et dans celle des écosystèmes et de la biodiversité (IPBES) admettent aujourd’hui que les grands équilibres de la vie sur Terre sont remis en cause du fait du développement des activités humaines.

On peut avancer l’hypothèse que nous sommes en train de changer tout à la foi d’ère et d’aire de manière concomitante. 

Le temps a joué son rôle sur les valeurs acceptées par tous jusqu’à maintenant. Une évolution, voire une transformation, s’est opérée : nous avons changé d’ère, nous devons désormais apprendre comment respecter, voire habiter, les équilibres de la Terre.

Et nous avons aussi changé d’ère parce que nous sommes entrés dans le « capitalocène », c’est-à-dire une ère où le capitalisme est totalement débridé et mondialisé. Simultanément nous changeons d’aire, car « l’histoire-monde » est maintenant présente dans « l’histoire-nationale », du fait d’une globalisation inéluctable et imposée de manière précipitée.

D’autres aspects imprègnent aussi cette situation inédite : 

  • le front de la connaissance avance, mais on doit aussi prendre en compte de nouvelles incertitudes et de nouveaux défis (les pandémies, les risques introduits par l’évolution de l’environnement, de la numérisation…).
  • Les innovations technologiques, comme la numérisation de la société, peuvent apporter le pire comme le meilleur, notamment pour le salariat. Leur maîtrise et leur contrôle par la société sont impératifs.

Dans ce contexte, où les défis culturels, sociétaux, économiques et sociaux sont nombreux, vitaux et inédits, l’Enseignement supérieur, la Recherche (ESR) et l’Industrie sont des composantes importantes. Ils définissent les capacités dont dispose notre pays pour affronter les défis d’aujourd’hui et de demain.

Il en va notamment de la capacité nationale à comprendre le monde et à interagir avec lui.

Il en va de ses enjeux sociaux et sociétaux et des enjeux de santé de la population.

Il en va également de son aptitude à développer ses relations internationales.

Il en va des capacités de développement social et industriel de notre économie et de son efficacité au service du bien commun.

Il en va aussi de la démocratisation des enjeux scientifiques et techniques et de l’appropriation de ceux-ci par les salariés et la société.

Compte tenu de ce contexte et de l’importance que revêt la recherche, le Collectif confédéral Recherche CGT s’est attaché à faire un certain nombre de propositions concrètes qui nous ont paru nécessaires au secteur.

Sommaire

[Première partie] Recherche : le décrochage de la France

  • I.1. – Un effort global de recherche insuffisant.
  • I.2. – Une recherche publique en grande difficulté.
    • 1.2.1 – Un effort de recherche insuffisant et des modes de financement inadaptés.
    • 1.2.2 – Une politique de ressources humaines catastrophique.
    • 1.2.3 – Un mode d’évaluation contesté.
    • 1.2.4 – Des modes de transfert des résultats de la recherche publique vers le monde économique pléthoriques et peu opérants.
  • I.3. – Un niveau d’investissement « en propre » des entreprises trop faible et qui évolue trop peu.
  • I.4. – Une loi de Programmation de la Recherche et un plan de relance qui vont accentuer la dérive.

[Deuxième partie] Recherche : les propositions de la CGT

    • II.1. – Développer les conditions pour une R&D publique ambitieuse.
      • 2.1.1 – L’urgence d’un choc d’investissement.
      • 2.1.2 – Des effectifs statutaires en nombre.
      • 2.1.3 – Des salaires au juste prix et non au prix le plus juste.
      • 2.1.4 – Une évaluation par les pairs constructive.
    • II.2. – Créer de véritables conditions de transfert qui soient profitables au secteur public comme au secteur économique.
    • II.3. – Accroître l’investissement du secteur privé dans la R&D.
      • 2.3.1 – Refonder le système d’incitations et d’aides publiques aux entreprises et à la recherche privée.
      • 2.3.2 – Mettre en œuvre des mécanismes capables de pousser le monde économique à investir dans la R&D.
        • 2.3.2.1 – Par la création monétaire pour répondre aux défis sociaux comme sociétaux.
        • 2.3.2.2 – Par une relance industrielle.
        • 2.3.2.3 – Par la mise à contribution de l’ensemble du monde économique
        • 2.3.2.4 – Par une utilisation contrôlée des taxes recherche perçues.
  • II.4 – Permettre la démocratisation des savoirs et des choix de la société.

Conclusion

Glossaire 

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