Pour en savoir plus
Déclassement du secteur public : Le constat est sans appel : les politiques libérales actuelles détruisent le sens de nos missions publiques, détériorent gravement nos conditions de vie et celles de la planète, organisent le déclassement de nos diplômes et précarisent nos retraites. Il faut imposer d’autres choix de société !
Un budget au service des intérêts du capital : Pendant que 415 milliards d’euros sont alloués à la Loi de programmation militaire et 211 milliards / an versés sans contrepartie aux entreprises, le budget des services publics subit une coupe massive (jusqu’à 50 milliards envisagés sur la dépense publique). Pour les ingés, cadres, techs et maîtrise (ICTAM), cela se traduit par la dégradation des moyens, le surtravail invisible et une pression managériale accrue.
Baisse des rémunérations : La perte de 30 % de la valeur du point d’indice en 25 ans et l’explosion des agents sous indemnité différentielle traduisent un effondrement des rémunérations et des qualifications. Un technicien débute au Smic, tandis que les diplômes Bac +3 à Bac +5 sont balayés par le gel des indices, la fin de la GIPA et le durcissement des congés maladie (3 jours de carence, passage à 90 %).
Projet gouvernemental de désindexation des retraites dès 2 000 € : Le gouvernement frappe de plein fouet les techniciens en fin de carrière, cadres et professions intermédiaires pour faire financer le déficit par les qualifications. Les pensions n’ap- partiennent pas au capital, elles sont le prolongement légitime de nos cotisations ! Elles sont à nous !
Des services publics exsangues dans les 3 versants
- À l’État, plus de 8 000 postes d’enseignant·es ont été supprimés dans le second degré depuis 2017, entraînant la fermeture de milliers de classes, des effectifs dépassant 30 élèves par classe au collège et au lycée, et le recours systématique à des contractuels recrutés en « job dating » sans formation.
- Dans les hôpitaux, la fermeture de plus de 43 000 lits en 20 ans débouche sur la tragédie des « nuits sur brancard », augmentant directement la mortalité aux urgences.
- Dans les collectivités locales et établissements publics, les baisses de dotations et subventions imposent un arbitrage intenable dans nos administrations et nos services de proximité (gel et suppression de postes essentiels, taux d’encadrement dégradés, précarisation des emplois, baisse des budgets).
L’Ugict-CGT revendique :
- Des budgets dans la fonction publique à la hauteur des besoins sociaux.
- Un plan massif de création d’emplois publics qualifiés pour garantir la pérennisation des politiques publiques d’intérêt général.
- Une politique d’investissement dans le bâti, la rénovation et également la transition écologique.

De nouveaux droits pour les ICTAM de la Fonction Publique
- Le droit d’alerte et de refus pour tout agent (A, B, maîtrise) face à une directive contraire à l’éthique ou à l’intérêt général.
- L’autonomie professionnelle et liberté de choix technique / méthodologique.
- Les 32 heures sur 4 jours et véritable droit à la déconnexion.
- L’égalité femmes / hommes : suppression des écarts salariaux.
- Le rattrapage salarial, la refonte des grilles indiciaires des fonctionnaires de catégorie A, B et maitrise avec le point d’indice à 6,50 € indexé sur l’inflation.
- L’intégration des primes dans le traitement pour garantir le niveau des retraites.
Éthique et sens du travail
- Un management alternatif appuyé sur la reconnaissance des qualifications et l’expertise des ICTAM.

Passons à l’action et construisons le rapport de force !
- Toutes les organisations CGT de fonctionnaires appellent à la grève le 29 septembre 2026. Des préavis sont déposés sur l’ensemble de la fonction publique. Faisons entendre nos revendications spécifiques par la mobilisation !
- Dans nos services : réunir les collègues en AG, chiffrer les heures supplémentaires non payées et le surtravail.
- Sur nos lieux de travail : déposer des préavis de grève locaux, faire valoir le droit de refus et diffuser les revendications UGICT.
- Dans la rue le 29 septembre : former un cortège ICTAM massif, vider les bureaux et stopper l’activité administrative et technique.