Pour en savoir plus
Les élections municipales des 15 et 22 mars 2026 sont un scrutin capital pour les ingénieur·es, cadres, technicien·nes et agent·es de maîtrise. Face à la baisse de moyens imposée par la dernière loi de finances (-7,5Mds d’euros pour les collectivités territoriales) et à la menace de l’extrême droite, nous pouvons porter nos exigences.
Les municipalités participent à la réponse de nos besoins !
Nos salaires stagnent en euros constants du fait du refus des directions d’accorder des augmentations générales de salaire au moins égales à l’inflation. Dans ce contexte d’austérité salariale généralisée pour les cadres et professions intermédiaires, se loger dans les métropoles et les zones tendues est devenu un parcours du combattant, en particulier pour les jeunes diplômé·es ou en études. Or les communes peuvent participer à la réponse à nos besoins en remobilisant les logements vacants et en produisant des logements sociaux.
La pression du présentéisme, la multiplication des heures supplémentaires et des forfaits en jour rendent de plus en plus difficile l’articulation des temps de vie personnelle et professionnelle, en particulier pour les femmes cadres et professions intermédiaires. Or les communes peuvent contribuer à un meilleur équilibre de nos vies en construisant des services publics forts et de proximité (crèches, activités périscolaires et culturelles, centres de santé…).
Les communes sont au cœur de la réponse à l’urgence environnementale.
La crise climatique va bouleverser nos vies : 57 % des cadres et 53 % des professions intermédiaires citent le défi climatique comme celui qui aura un impact sur leur travail à l’avenir.
Les tempêtes et les inondations catastrophiques qu’elles provoquent dans de nombreux territoires nous montrent que le dérèglement climatique a d’ores et déjà un effet sur tous les aspects de notre quotidien. Or les communes disposent de leviers opérationnels décisifs pour transformer l’environnement local : planification urbaine (PLU), transition énergétique des bâtiments publics, préservation de la ressource en eau et de la biodiversité, développement et décarbonation des transports publics, gestion des déchets, etc. Les maires peuvent concrètement limiter les impacts du changement climatique sur le territoire communal.
L’extrême-droite est un danger pour nos droits.
Les partis d’extrême droite, soutenus par des milliardaires, déposent des candidatures aux élections municipales partout en France. Leur objectif : prendre la main sur les politiques locales, mais aussi nationales, car 95 % des grand·es électeurs·rices qui désignent nos Sénateurs·rices seront élu·es dans quelques jours. Or, là où l’extrême droite siège, au Parlement européen et à l’Assemblée nationale, elle vote contre les mesures sociales favorables aux cadres et professions intermédiaires (transparence salariale, indexation des salaires sur les prix, etc.).
Pour la CGT, l’extrême droite porte un projet en totale contradiction avec les valeurs républicaines. Dans les collectivités qu’elle dirige, elle s’attaque à la démocratie locale et aux services publics (centres sociaux, établissements scolaires…) notamment par des politiques de privatisation.
L’Ugict-CGT défend l’amélioration du statut des fonctionnaires et des droits des agent·es territoriaux·ales. Elle organise les ingénieur·es, cadres, technicien·nes et agent·es de maîtrise des communes qui refusent de sacrifier leur professionnalisme face à des mesures contraires au principe d’égalité.
La CGT porte 10 thématiques, des marchés publics à l’accès renforcé à la culture, sur lesquelles elle interpelle les candidat·es aux élections municipales.
L’Ugict-CGT appelle les ingés, cadres et techs à voter aux élections municipales pour des services publics de proximité de qualité et contre l’extrême droite.
Sur votre lieu de travail, vous pouvez vous organiser avec la CGT en vous syndiquant et en interpellant les candidat·es de vos villes. Les 15 et 22 mars 2026, faisons gagner l’égalité !