Partie II : Reprendre la main sur nos conditions de travail

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Les conditions de travail font référence à l’environnement physique, social et organisationnel dans lequel les travailleur·ses exercent leurs activités.

En 2025, cet environnement est conditionné par la mondialisation financière, « la concurrence libre et non faussée » des échanges, dans lesquels évoluent les choix politiques, stratégiques et économiques des entreprises.

Facilité par l’innovation technologique, l’organisation du travail qui façonne les conditions de travail et de vie des travailleur·ses, est entièrement dédiée à la croissance des activités financières.

Les TPE, PME ou ETI sous-traitantes des grands groupes sont directement concernées par la financiarisation et tributaires de leurs décisions. L’objectif est donc le même : compression de la masse salariale et le maintien des coûts de production au strict nécessaire.

La justification patronale du recours aux marchés financiers est en général le besoin de trouver des capitaux pour financer les investissements et dynamiser la croissance de l’entreprise plutôt que de répondre aux besoins sociaux.

En réalité, la majorité des entreprises y ont recours pour opposer à la contestation sociale, l’alibi de la pression des actionnaires, et imposer des organisations de travail qui détériorent les conditions de son exécution.

Tout comme le secteur privé, le secteur public subit la même exigence. Sous-tendu par une logique assumée de gestion des coûts, l’État est dépendant des marchés financiers qui contribuent au financement de ses politiques publiques. Quant aux collectivités, elles invoquent la pression sur les dotations budgétaires et son impact sur les budgets de fonctionnement pour imposer la logique de l’efficience : faire plus avec moins.

Dans ce secteur, la menace de la faillite de l’État est aussi l’argument phare qui justifie la réorganisation des collectifs de travail. « Débureaucratisation » à tous les étages,
non-remplacement des départs à la retraite, menaces de licenciement des fonctionnaires, jours de carence, individualisation des rémunérations via des primes au détriment des salaires et traitements indiciaires, sont à l’ordre du jour.

Il s’agit de corréler un déficit public savamment orchestré par la baisse des impôts, la suppression de l’Impôt sur la fortune (ISF) et exonérations des cotisations sociales, aux dépenses de l’État structurellement « trop » excessives et permettre la privatisation progressive de pans entiers de la fonction publique.

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