[FICHE 21] Combattre et éradiquer la précarité des Ictam

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État des lieux

Si le diplôme est déterminant dans la protection contre le chômage, il ne protège pas les Ictam contre la précarité, notamment en début de carrière. Les nouveaux·elles embauché·es subissent en effet un bizutage social.

Dans la fonction publique comme dans le secteur privé, le recours aux contrats précaires (CDD, auto-entreprenariat) se multiplie au sein de nos catégories. Cette situation obère à la fois le niveau de vie des Ictam et leurs capacités d’accéder au logement, au crédit, etc.

Les jeunes diplômé·es sont exclu·es de la protection contre le chômage au moment de la recherche d’emploi.

Mais les situations de précarité ne concernent pas que les jeunes diplômé·es. Les Ictam seniors sont plus exposé·es au chômage de longue durée du fait des pratiques patronales qui refusent de répondre aux légitimes attentes salariales de nos catégories, ou fustigent une spécialisation « trop forte » du diplôme (pourtant encouragée en formation initiale).

Les situations de travail atypiques qui touchent les Ictam se multiplient : la période d’essai est plus longue et peut atteindre jusqu’à 8 mois, les cadres sont très présent·es dans l’intérim. Pire, les Ictam peuvent subir une succession de contrats d’intérim et à durée déterminée.

De plus en plus de cadres seniors choisissent le portage salarial, dont l’Ugict-CGT négocie les accords collectifs. L’auto-entreprenariat et le recours au CDD progressent, y compris pour ces derniers des motifs « spécifiques Ictam » (contrats convention industrielle de formation par la recherche, motif CDD ingés-cadres), sans compter les autres profils précaires qualifié·es (journalistes rémunéré·es à la pige, intermittent·es).

 

Enjeux et stratégies syndicales

Le patronat cherche à faire prendre en charge par la collectivité le différentiel de salaire des demandeurs·ses d’emploi qualifié·es.

Il s’attaque aux droits des demandeurs·ses d’emploi et en particulier des Ictam en réduisant la durée d’indemnisation, mais aussi à nos outils spécifiques (APEC) afin de créer un marché du placement des cadres, y compris basé sur des start-ups, qui fabriquent des plateformes de mise en relation.

 

Orientation

Sur le mandat, l’Ugict-CGT mettra en visibilité la précarité des Ictam, et œuvrera à la mise en sécurité de nos catégories, quels que soient le secteur d’activité et leur type de relation de travail.

 

Actions, méthodes, outils

Le 20e Congrès de l’Ugict-CGT décide d’élever le rapport de forces à partir des structures et :

  • D’approfondir l’analyse spécifique des revendications CGT en matière de protection contre les licenciements et contre la précarité de l’emploi.
  • De faire un état des lieux précis de la précarité chez les
  • De mener une campagne de mise en visibilité de la précarité des Ictam et de son impact sur les conditions de vie, notamment au moment de la renégociation des conventions Unedic, et à l’occasion des 60 ans de l’APEC afin de défendre cet acquis pour les Ictam.
  • D’organiser des Rencontres d’Options sur le thème de la précarité des
  • De travailler avec la Fédération sociétés d’études et la FERC à la construction d’un collectif de travailleur·ses porté·es, afin de les aider à construire les outils qui leur permettront de se défendre.
  • De travailler avec la CGT Intérim sur les ICTAM intérimaires.
  • De lutter contre les plans de licenciements qui touchent les Ictam et notamment ceux qui concernent la suppression des agences de l’État (notamment celles qui défendent l’environnement et nos conditions de vie et de travail).

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